À propos

Le 30 juin 1999. Entre ceux qui restent vissés sur leur chaise et ceux qui frétillent d’impatience, la palette des émotions est large du côté des élèves. Il faut dire que c’est le jour le plus attendu de l’année scolaire puisqu’il conditionne les vacances imminentes ainsi que la suite du cursus. La titulaire de classe entre et procède à la remise des bulletins. Les cris de joie alternent avec les mines déconfites. Viens mon tour. J’ai conscience d’avoir foiré mon année mais reste encore à savoir si une deuxième session est envisageable. J’ouvre le bulletin et la réponse est sans appel. Du rouge partout dont du vermeille en français avec une note qui frise le plancher des vaches …

Le 2 janvier 2019. Ma bibliothèque est pleine à craquer. Les livres s’enchevêtrent dans tous les sens afin de rentabiliser l’espace au maximum. Tolstoï joue des coudes avec Jack London, Un Michel Onfray s’intercale entre deux Amélie Nothomb tandis que Louis-Ferdinand Céline a bien du mal a rester visible au milieu des Boulgakov et autres Dostoïevski. La Lettre à Ménécée d’Epicure, elle, tient toujours sa place de choix à côté de l’imprononçable mais réjouissante auteure islandaise qu’est Auður Ava Ólafsdóttir. C’est officiel, le dernier Sylvain Tesson ne pourra même pas se déposer sur le toit du dernier livre de l’ultime étagère. Il n’y a plus de place!


De ce grand écart, entre la personne qui n’ouvrait jamais un bouquin et l’autre qui les dévore, au point d’en avoir des problèmes d’espace, est né Les Petites Analyses.  Un site qui a la modeste ambition de partager avec vous mes analyses littéraires. C’est à dire un mélange de chroniques et de critiques où j’essaie de mettre l’accent autant sur l’ensemble d’une œuvre que sur ces détails qui apportent un nouvel éclairage à la compréhension dudit roman ou sur la vie de l’auteur.

Bien que mes lectures soient diverses et variées, une partie conséquente de mes analyses est consacrée à la littérature russe. Beaucoup de romans russes se dressent tel un mur infranchissable pour le lecteur francophone alors qu’il suffit parfois de faire une courte mise en perspective historique ou psychologique pour mieux rentrer dans des œuvres telle que Anna Karenine. Vous trouverez ainsi, dans cette rubrique, ma vision sur ces classiques de la littérature russe. пожалуйста 😉

Sous l’onglet Mes écrits, j’égrènerai quelques-uns de mes poèmes mais aussi des réflexions sur des sujets qui me tiennent à cœur où je m’efforce de penser par et contre moi-même dans le but d’apporter une nouvelle perspective sur des problématiques actuelles.

Enfin Il est entendu que les commentaires constructifs et les avis qui engagent le débat sont plus que les bienvenus sur les différentes articles.

A bientôt,

Johan Creeten

Les mots sont des planches jetées sur un abîme, avec lesquels on traverse l’espace d’une pensée, et qui souffrent le passage et non point la station. Paul Valery